INTERVIEW JEREMY CHATELAIN
«Je suis toujours aussi barjo»
Jérémy Chatelain a «le cul entre deux chaises» mais en est heureux
BRUXELLES Il y a quatre ans, Jérémy Chatelain faisait, grâce à son culot, sa bonne humeur et son excentricité, l'unanimité au château de Dammarie-les-Lys. Il n'a pas remporté la Star Academy, mais ne s'en est pas mal sorti, puisqu'il nous sort là son deuxième album, Variétés françaises.
Comme chacun sait, entre le premier sorti en 2003 et celui-ci, la vie de Jérem' a été mouvementée. Même s'il se dit «toujours aussi barjo», il affirme qu'il essaie d'être plus posé. C'est que le cadet de la promo a vite grandi: il est l'heureux papa d'une petite fille, fruit de ses amours avec Alizée.
Mais Jérémy n'en parle pas. Son attachée de presse nous annonce la couleur avant de nous le passer au téléphone: aucune question sur sa vie privée. Cap donc sur l'album...
Il n'y a pas une seule photo de toi tout seul dans le livret de ton nouvel album. Pourquoi?
«Parce que c'est un peu léger de foutre sa grande gueule comme ça sur une pochette alors que tout le monde sait qu'un album, c'est impossible à faire tout seul. Sur le mien, en l'occurrence, il y a au moins eu 40 intervenants. Pour le coup, on est quatre sur la pochette parce qu'on ne peut pas non plus être cent mille. Les trois mecs qui sont avec moi en photo, ce sont les musiciens qui m'accompagnent sur scène. Mais en même temps, attention, je ne suis pas un groupe!»
Et pourquoi as-tu appelé ton opus Variétés françaises?
«Parce qu'on a besoin aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison, en France mais chez vous aussi je pense, de tout ranger dans des carcans. Aujourd'hui, il faut que tu fasses soit du rock, soit du r'n'b, soit de la nouvelle chanson française... Le problème pour moi, c'est que quand j'écoute une partie de la nouvelle chanson française, je me fais ch..., que je ne me vois pas faire du r'n'b... Moi, j'ai des chansons variées en français. Donc voilà.»
Certaines personnes trouvent que le mot variété est un peu péjoratif. Tu leur réponds quoi?
«Bah tant mieux. J'ai un peu le côté: ce que les autres ne veulent pas, moi je veux bien, tu vois? Si on me dit que ce n'est pas bien de dire variété française, ben moi je le dis deux fois!»
Tu dis dans cette chanson que tu as le cul entre deux chaises...
«Ouais. Hier, je lisais une supercritique de mon album dans un journal. Le mec disait que, finalement, «avoir le cul entre deux chaises», ça allait devenir un vrai style au final. À force de perséverer dans ma voie, je suis en train de créer un truc qui me sera vraiment personnel. Et c'est ça l'important. On est tous dans la musique pour y apporter quelque chose de neuf, sinon ce n'est pas la peine!»
Il ressemble à quoi ton public, aujourd'hui?
«Il est en pleine mutation. Il y a une partie du public de la Starac, qui avait à l'époque entre 14 et 18 ans. Et un public complètement différent: il y a de plus en plus de gens qui viennent me voir parce qu'ils m'ont trouvé bien chez Ardisson. Je vais peut-être enfin passer du statut de jeune mec de la téléréalité à artiste tout court. Parce qu'il commence à avoir prescription: ça fait quatre ans que je suis sorti...»
Tu en as marre qu'on t'en parle?
«Pas du tout. Ça ne me dérange pas dans la mesure où pour moi ça continue. Mais je comprends que quelqu'un qui galère sature qu'on ne lui parle que de ça à longueur de journée. Moi, je suis dans la bonne position, donc c'est facile.»
Tu tiens un blog sur ton site, pour rester proche de tes fans?
«Ouais, je ne comprends pas tout à l'informatique, mais j'essaie. C'est pour rester proche de mes fans mais aussi pour leur expliquer les bonnes choses. Ce n'est pas pour dire que, demain, je vais au cinéma, quoi! Je parle de l'album, de la promo de l'album... pas d'autres choses.»
Pas de ta vie de famille, donc...
«C'est ça. La meilleure solution pour vivre une vie normale, c'est de ne pas mélanger les choses. Il y a des choses que tu peux donner aux gens mais d'autres que je n'ai pas à partager. Tu sais, j'ai beaucoup travaillé pour cet album, j'aime mes chansons... Et beaucoup de gens s'intéressent à ma vie privée. C'est redondant, c'est bête. Ça me rend triste.»
Jérémy Chatelain a «le cul entre deux chaises» mais en est heureux
BRUXELLES Il y a quatre ans, Jérémy Chatelain faisait, grâce à son culot, sa bonne humeur et son excentricité, l'unanimité au château de Dammarie-les-Lys. Il n'a pas remporté la Star Academy, mais ne s'en est pas mal sorti, puisqu'il nous sort là son deuxième album, Variétés françaises.
Comme chacun sait, entre le premier sorti en 2003 et celui-ci, la vie de Jérem' a été mouvementée. Même s'il se dit «toujours aussi barjo», il affirme qu'il essaie d'être plus posé. C'est que le cadet de la promo a vite grandi: il est l'heureux papa d'une petite fille, fruit de ses amours avec Alizée.
Mais Jérémy n'en parle pas. Son attachée de presse nous annonce la couleur avant de nous le passer au téléphone: aucune question sur sa vie privée. Cap donc sur l'album...
Il n'y a pas une seule photo de toi tout seul dans le livret de ton nouvel album. Pourquoi?
«Parce que c'est un peu léger de foutre sa grande gueule comme ça sur une pochette alors que tout le monde sait qu'un album, c'est impossible à faire tout seul. Sur le mien, en l'occurrence, il y a au moins eu 40 intervenants. Pour le coup, on est quatre sur la pochette parce qu'on ne peut pas non plus être cent mille. Les trois mecs qui sont avec moi en photo, ce sont les musiciens qui m'accompagnent sur scène. Mais en même temps, attention, je ne suis pas un groupe!»
Et pourquoi as-tu appelé ton opus Variétés françaises?
«Parce qu'on a besoin aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison, en France mais chez vous aussi je pense, de tout ranger dans des carcans. Aujourd'hui, il faut que tu fasses soit du rock, soit du r'n'b, soit de la nouvelle chanson française... Le problème pour moi, c'est que quand j'écoute une partie de la nouvelle chanson française, je me fais ch..., que je ne me vois pas faire du r'n'b... Moi, j'ai des chansons variées en français. Donc voilà.»
Certaines personnes trouvent que le mot variété est un peu péjoratif. Tu leur réponds quoi?
«Bah tant mieux. J'ai un peu le côté: ce que les autres ne veulent pas, moi je veux bien, tu vois? Si on me dit que ce n'est pas bien de dire variété française, ben moi je le dis deux fois!»
Tu dis dans cette chanson que tu as le cul entre deux chaises...
«Ouais. Hier, je lisais une supercritique de mon album dans un journal. Le mec disait que, finalement, «avoir le cul entre deux chaises», ça allait devenir un vrai style au final. À force de perséverer dans ma voie, je suis en train de créer un truc qui me sera vraiment personnel. Et c'est ça l'important. On est tous dans la musique pour y apporter quelque chose de neuf, sinon ce n'est pas la peine!»
Il ressemble à quoi ton public, aujourd'hui?
«Il est en pleine mutation. Il y a une partie du public de la Starac, qui avait à l'époque entre 14 et 18 ans. Et un public complètement différent: il y a de plus en plus de gens qui viennent me voir parce qu'ils m'ont trouvé bien chez Ardisson. Je vais peut-être enfin passer du statut de jeune mec de la téléréalité à artiste tout court. Parce qu'il commence à avoir prescription: ça fait quatre ans que je suis sorti...»
Tu en as marre qu'on t'en parle?
«Pas du tout. Ça ne me dérange pas dans la mesure où pour moi ça continue. Mais je comprends que quelqu'un qui galère sature qu'on ne lui parle que de ça à longueur de journée. Moi, je suis dans la bonne position, donc c'est facile.»
Tu tiens un blog sur ton site, pour rester proche de tes fans?
«Ouais, je ne comprends pas tout à l'informatique, mais j'essaie. C'est pour rester proche de mes fans mais aussi pour leur expliquer les bonnes choses. Ce n'est pas pour dire que, demain, je vais au cinéma, quoi! Je parle de l'album, de la promo de l'album... pas d'autres choses.»
Pas de ta vie de famille, donc...
«C'est ça. La meilleure solution pour vivre une vie normale, c'est de ne pas mélanger les choses. Il y a des choses que tu peux donner aux gens mais d'autres que je n'ai pas à partager. Tu sais, j'ai beaucoup travaillé pour cet album, j'aime mes chansons... Et beaucoup de gens s'intéressent à ma vie privée. C'est redondant, c'est bête. Ça me rend triste.»
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